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Rashmi Kant

Rashmi Kant Inde et pendants

Pharmacien, commerçant… et artiste : d’origine indienne, Rashmi Kant réussit à conjuguer travail et passion. Après l’avoir découvert cet été chantant Cabrel, le public orléanais pourra le retrouver cet automne au Club XV, avec un nouveau spectacle inspiré par le répertoire des Beatles. Article par Gaëla Messerli

On dit que les chats ont sept vies. Rashmi Kant réussit pour sa part le tour de force d’en réunir plusieurs en une seule. Même si sa famille est originaire de la même région d’Inde que Gandhi, il est, il l’assure, « un enfant du Loiret. » Né à Pithiviers, ce fils d’instituteur est allé au collège à Gien et a passé son bac à Montargis, avant de partir en région parisienne pour des études de pharmacie. « Et puis j’ai fait comme L’Alchimiste, de Coelho : un tour du monde, que j’ai filmé, pour ensuite revenir dans le Loiret… » Celui qui a fêté les 20 ans de sa boutique L’Occitane à Noël dernier s’est spécialisé dans les cosmétiques et a peut-être hérité des gènes du commerce de ses ancêtres. Mais malgré l’ouverture d’une boutique Oliviers & Co, c’est en 2011 qu’il a décidé de revenir à ses premières amours : la chanson.

« J’étais trop folk, inclassable… »

La fibre artistique n’est pas une découverte tardive pour ce commerçant orléanais qui a commencé sa carrière d’auteur-compositeur à 14 ans, « avec une guitare oubliée par un cousin à la maison, et une partition des Beatles… ». « Après, dit-il, j’ai entendu Cabrel avec Les Murs de poussière, qui parlait de quelqu’un qui avait fait le tour du monde avant de revenir chez lui. J’ai fait comme lui, 20 ans plus tard… » Rashmi Kant a bien essayé de produire un album, Fils de l’Himalaya, en prenant une année sabbatique. Mais « dans les années 80, il y avait d’un côté la dance et de l’autre la variété : j’étais trop folk, inclassable… Cela n’a pas marché. »

Il s’en retourna donc, à cette époque, à ses chères études de pharmacie. Mais l’envie de partager et de mélanger les genres le rattrapa et, en 2012, il monta sur scène à Toulouse, puis en 2013, au Sentier des Halles à Paris, pour lancer son album finalement autoproduit, Le Fils de l’Himalaya. Un disque qui était aussi un spectacle et une véritable invitation au voyage en Inde, « avec des musiciens indiens, des danseurs, de la peinture… » Pour avoir un petit aperçu de cet univers, il suffit de se rendre sur le Net – en particulier sur son site rashmikant.fr – : on y découvre des clips comme Raju et Manisha, tournés avec « une équipe de Bollywood. »

« j’ai fait comme l’alchimiste : un tour du monde, que j’ai filmé… »

Mais au-delà d’un répertoire évoquant les confins de la route de la soie, les rives du Gange et les pentes de l’Himalaya, le chanteur loirétain est aussi l’un des meilleurs spécialistes orléanais de Cabrel. Il a d’ailleurs réalisé un spectacle autour du répertoire de l’interprète de Petite Marie. Sa particularité ?

En offrir une version acoustique à la guitare, mais aussi au violon, avec Florence van Gerdinge, une artiste qui « vient du classique, et qui a beaucoup de talent et de sensibilité. »

De Cabrel… aux Beatles

Cette aventure musicale-là s’est inscrite dans le temps, de spectacles en concerts privés, de guinguettes en cafés. « Cela n’a pas arrêté », explique celui qui a déjà une date de concert prévue en mars prochain au café Le Meeting Potes, à Saint-Jean-de-Braye. Actuellement, l’homme prépare cependant un nouveau spectacle, baptisé Yesterday. « En acoustique, autour des Beatles », et sur la scène du Club XV cet automne.

Pour l’heure, pas de nouvel album en prévision. « Celui qui existe déjà a encore besoin de vivre », explique Rashmi Kant, qui adore autant la scène dans les lieux publics que l’intimité des concerts privés. Outre son univers musical et ses commerces, l’homme est marié à une professeure de yoga faisant du coaching ayurvédique, la médecine indienne. Il s’implique aussi dans son association Pardes Yoga. De quoi boucler le cercle de cet écosystème entre Orient et Occident. Pour l’heure, pas le temps d’une salutation au soleil : Rashmi Kant doit retourner à ses boutiques et à ses spectacles.

http://rashmikant.fr/

Gaëla Messerli

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  • CV

    16/03/1964 : Naissance à Pithiviers

    2011 : Reprise de son activité artistique

    Automne 2019 : Nouveau spectacle autour du répertoire des Beatles

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